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Secteur Sud de l’accueil des véhicules d’occasion en transit: la Douane s’active à y mettre de l’ordre

Secteur Sud de l’accueil des véhicules d’occasion en transit

La Douane s’active à y mettre de l’ordre


Depuis quelques mois, l’arrivée de nouveaux agréés dans le sous-secteur Sud de l’accueil et de regroupement des véhicules d’occasion en transit a plongé cette activité dans une crise grave, obligeant la Douane à intervenir pour tenter de ramener les protagonistes à la raison. Mais le chemin menant à la réconciliation est encore long .

Jamais le sous-secteur Sud de l’accueil et de regroupement des véhicules d’occasion en transit n’a été aussi en crise comme c’est le cas aujourd’hui. Près de trois ans après les deux premiers agréments délivrés en 2008 par Pascal Irené Koupaki, ministre d’Etat au moment des faits, la polémique bat son plein depuis quelques mois, faisant surgir une crise grave qui perturbe l’activité, momentanément interrompue courant avril et mai 2011 par des usagers des parcs. Ceux-ci avaient manifesté leur désaccord au sujet de l’incarcération de certains acteurs du secteur, arrêtés sans aucune autre forme de procès suite à une plainte déposée au Tribunal de première instance de Porto-Novo.

Accusés de tentative d’assassinat et d’association de malfaiteurs contre le plaignant lors d’un incident qui s’est produit sur leurs lieux de travail en fin avril de l’année en cours, ils ont passé environ trois semaines derrière les barreaux avant d’être relaxés provisoirement. Après investigation il s’est révélé que le dossier était vide. Les usagers mécontents ont alors revu leur position. Du coup, les parcs paralysés ont repris vie, mais dans une ambiance délétère. Si les esprits s’échauffent toujours, c’est parce qu’il existe une situation confuse que la Douane s’emploie à clarifier en entreprenant sous la houlette du chef section spéciale escorte, l’inspecteur Placide Glèlè, plusieurs démarches à l’endroit des gestionnaires des parcs d’accueil et de regroupement.

En effet, deux nouveaux groupements d’intérêt économique ont reçu leurs agréments pour exercer à compter d’août 2010, soit près de trois ans après les premiers agréments délivrés. Au même moment, cinq autres sociétés qui ont peine à brandir leurs agréments s’ajoutent aux quatre agréés. Ce qui porte à neuf le nombre de groupements agréés ou non opérationnels dans le secteur, uniquement au niveau des frontières Sud avec le Nigeria. On en était là quand les premiers mouvements de colère ont été éclaté en avril 2011, lorsque le représentant des intérêts de l’une des deux dernières sociétés agréées se prévalant d’un super agrément se déclare chef de file des huit autres gestionnaires.

Il tente de leur imposer sa tutelle, sous prétexte qu’en plus de son agrément, il détient un document sur lequel figure leur liste. Ainsi, la société Alimos qu’il dirige aura sous sa direction les huit autres. En conséquence, il sera mis en vente sur tous les parcs d’accueil et de regroupement, les tickets de Alimos. De même, une vaste campagne d’intoxication est dirigée contre les deux premières sociétés agréées.La question mérite d’être clarifiée.


La Douane doit aller plus loin pour assainir


Au nombre des démarches entreprises pour ramener les uns et les autres à la raison, figurent celles de la Douane. Préoccupée par la situation, l’administration douanière a instruit le chef du service de l’escorte spéciale, l’inspecteur des douanes Placide Glèlè, à écouter les différents protagonistes et faire des propositions pour une sortie de crise. Ainsi le 13 juillet 2011, une réunion des gestionnaires de parcs s’est tenue à la salle de conférence de l’Inspection générale des services. Présidée par le chef du service de l’escorte spéciale, il a été question de clarifier la situation en ce qui concerne les sociétés agréées ou non. Cet exercice a montré que seules quatre des neuf qui opèrent sont en règle.

C’est déjà un début d’assainissement, lequel doit être poursuivi par la Douane afin de mettre fin au désordre. Il est donc nécessaire que l’Inspecteur des douanes Placide Glèlè aille un peu plus loin dans ses démarches. Au cours de la réunion qu’il a présidée, plusieurs propositions sont sorties. Par exemple, celle qui consiste à mettre en vente un ticket unique sur tous les parcs. Sur ledit ticket, il sera mis en exergue les signes distinctifs des quatre sociétés agréées. Une proposition qui a rencontré l’adhésion de la quasi-totalité des gestionnaires. Seulement, quelques velléités empêchent l’idée de se concrétiser. Il va falloir contourner les obstacles pour que cela aboutisse. A ce propos, personne ne doute de la détermination du chef du service de l’escorte spéciale à aller jusqu’au bout.

Dans la même veine, il a indiqué aux gestionnaires qu’ils gagneraient également en travaillant à tour de rôle, l’une après l’autre selon une période bien définie. Quant au mode de gestion, il suggère qu’un comité comprenant les représentants des différents protagonistes soit mis sur pied. Par ailleurs, en ce qui concerne, le super agrément brandi par l’un des gestionnaires, l’administration douanière n’en connait pas grand-chose. Déjà, l’ancien ministre de l’économie maritime Issa Badarou Soulé, membre de la Commission mixte chargée du suivi de la filière des véhicules d’occasion au Bénin dirigée par le ministre Pascal Irené Koupaki, a lors d’une rencontre avec les acteurs, levé toute équivoque.

D’un ; aucun agrément n’est supérieur à l’autre. De deux, toutes les sociétés agréées sont toujours autorisées à exercer, a clarifié Issa Badarou Soulé. « L’agrément peut être suspendu ou retiré en cas de non respect de la règlementation en vigueur ou des directives éditées par le Comité des ministres sans que le bénéficiaire ne puisse prétendre à quelque indemnisation ou dédommagement que ce soit », peut-on lire sur les documents.

Le Matinal du 06/09/2011



06/09/2011
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